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Esprit Bio

Chaque mois, retrouvez ici mon blog Esprit Bio : Des sujets sur le jardinage bio, la nature mais aussi sur la consommation responsable. Toutes vos réactions, remarques, suggestions sont les bienvenues.

Prêt pour la révolution automobile ? (décembre 2011)

pollution atmosphérique

Pollution des villes, bouchons monstres, encombrement de l'espace public, le modèle classique de la voiture individuelle a montré ses limites dès la fin du XXème siècle dans toutes les mégapoles du monde. Les constructeurs automobiles se trouvent secoués sur l'autoroute du changement avec trois mots commençant par P : Propulsion, partage et pilotage.

La propulsion.

La pollution atmosphérique a contraint les constructeurs automobiles du monde entier à concevoir de nouvelles propulsions pour se mettre en conformité avec les récentes normes antipollutions : voitures hybrides, voitures électriques, souvent plus petites et plus légères que les modèles classiques, ont réduit le problème de la pollution et provisoirement celui des bouchons. La guerre technologique sur les batteries fait rage, les cocktails qui composeront les biocarburants du futur s'élaborent progressivement.

 

Le partage

Grâce à l'Autolib, le spécialiste de la location de voiture courte durée, certains arrivent à se passer de voiture personnelle. Les transports en commun et même le vélo, s'imposent comme le mode de transport prioritaire en ville, la voiture un dernier recours. On part en vacances en train ou en avion et on loue une voiture sur place. Fini les Paris-Côte d'Azur par la Nationale 7. Le transport automobile devient un service, la voiture, un outil à partager. Cette deuxième révolution a fortement déprimé les marchés automobiles déjà matures (A quoi bon acheter une voiture individuelle ?) malgré des mesures d'accompagnement comme la prime à la casse.

Le pilotage

Guardian : La voiture familliale de demain

La troisième "P" de cette révolution est à venir. Tous les outils technologiques existent et sont parfaitement maitrisés. Il s'agit de la voiture sans pilote, de la voiture qui conduit toute seule, se gare toute seule, évite les obstacles et s'oriente à partir de coordonnées GPS. Cette voiture pourra être privative ou à partager. Elle ira vous chercher chez vous, vous conduira où vous voulez, ira se garer seule, parfois loin de là où elle vous aura déposé. Elle sera à géométrie variable, pouvant transporter une à n personnes. Surtout utile pour les courts trajets (de la gare à chez soi), elle rendra les déplacements plus faciles aux personnes âgées, aux aveugles, aux jeunes. Les compagnies de taxi se trouveront en porte-à-faux. Elles devront sans doute s'orienter vers des marchés de niches comme la voiture de luxe louée avec chauffeur, ou le taxi collectif low cost. Google vient de déposer un brevet dans ce domaine et "pousse à la roue" pour qu'une telle voiture soit autorisée sur les routes. Le frein est dans la tête des automobilistes et du législateur. Accroché votre ceinture car le quatrième P de cette révolution, sera : Etes-vous Prêt ?

Les villes les + polluées de France,
Pollution et santé (Doctissimo)
Un inventeur imagine pour rire la propulsion "Coca-Mentos".

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La jardinière perpétuelle (novembre 2011).

cameraria ohridella

Qui n'a pas rêvé d'avoir sur son balcon, une jardinière fleurie toute l'année, sans autre effort que lui apporter eau et engrais ?

Au lieu de ça, j'en connais qui dépriment l'hiver devant leur jardinière vide, charrient des sacs de terreau au printemps, achètent de nouvelles plantes à chaque saison et rentrent de vacances d'été pour trouver leurs fleurs grillées par le soleil.

Pourtant avec un peu d'astuce, une bonne terre, des associations judicieuses de plantes, on peut se contenter de deux poignées de compost par an, pour garder sa jardinière de nombreuses années sans intervention massive. C'est l'objet du cours de ce mois "Balcons fleuris".

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Plus de marrons en automne (octobre 2011).

cameraria ohridella

Le marron d'Inde qu'on glisse dans la poche et qu'on pétrit tout en marchant, fait partie de notre paysage mental d'enfance. Aujourd'hui, les marronniers sont condamnés à disparaitre de nos rues et de nos cours d'école. Affaibli par de longues périodes de sécheresse, il est attaqué par un insecte et par une bactérie, qui l'épuise un peu plus chaque année.

L'insecte est le Cameraria ohridella, dont la chenille se développe dans les feuilles du marronnier. Les feuilles présentent des parties séchées dès le printemps et tombent prématurément. L'insecte viendrait de Grèce, le pays d'origine du marronnier.

La bactérie s'appelle Pseudomonas syringae et provoque le "chancre bactérien du marronnier". Une souche pathogène de cette bactérie très commune, est signalée dès 2001 par les services de la ville de Roubaix. Des fissures apparaissent sur le tronc, les feuilles sont plus petites et moins nombreuses puis en 5 à 6 ans, l'arbre meurt.

Les changements climatiques et notre goût pour les plantes "exotiques" entrainent le développement de pestes. En attendant la sélection de variétés de marronniers résistantes aux maladies actuelles, nous devons recomposer nos paysages, abattre des arbres, replanter, parfois à l'échelle d'un continent, mais garder au chaud dans notre mémoire, une place pour le marron.

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L'adieu aux balsamines de l'Himalaya (septembre 2011)

Balsamine de l'Hymalaya

Les balsamines, appelées aussi Impatiente de l'Himalaya (Impatiens glandulifera), sont ces magnifiques fleurs annuelles de près de 2 mètres de haut, dont l'enracinement superficiel rappelle qu'elles parviennent à germer dans les terrains escarpés et peu profonds des pentes himalayennes, son habitat d'origine. Depuis des années, elles enchantent à l'automne, les coins ombragés du jardin de ses fleurs roses qui évoquent la délicatesse d'une orchidée. Ses tiges prennent des teintes cuivrées. Puis, ses capsules allongées contenant les graines, font le délice des enfants qui les pressent entre leurs doigts pour les faire exploser en tout sens. Mais la balsamine est maintenant considérée comme une invasive. Elle germe le long des cours d'eau, prenant la place de plantes vivaces, comme les roseaux ou les iris. Puis elle disparait en hiver, laissant les bords d'eau sans végétation, se raviner. En juin, j'en ai trouvé un beau spécimen, en bord de Marne à 200 mètres du jardin. Donc, c'est décidé, l'année prochaine, j'arracherai sans barguigner les jeunes pousses qui germeront de ci de là dans le jardin. Dès cet automne, je divise quelques anémones du Japon pour remplacer ces points de couleur. Adieu triste mais responsable.

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A la rescousse des cactus (août 2011)

racines de cactus

Et de trois. Cet été, je suis intervenue trois fois au chevet de cactus mal-en-point. Tous les trois en grand stress hydrique, avec des parties déjà séchées. Certes, les cactus ont développé des techniques pour capter la moindre goutte de pluie ou même de rosée. Certes, ils sont capables de retenir cette eau très longtemps en leur sein, sans perte par évaporation. Mais le cactus a, comme toute plante, besoin d'eau, tout simplement. Il faut même l'arroser abondamment, une fois par semaine en été et toutes les 3-4 semaines en hiver surtout s'il est dans l'atmosphère chauffée d'un appartement. Dès le mois de juin, il prend ses quartiers d'été plein sud, sur un rebord de fenêtre, sans soucoupe. Il peut y rester si le temps est doux jusqu'à mi-octobre. En hiver, si on manque de place à l'intérieur, on peut même le conserver sans pot et sans terre, serré dans un sac en plastique. C'est la qualité de la période d'hivernage (environ entre 8 à 12°C, ni plus, ni moins, selon les variétés), qui induit la floraison d'été.

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La coccinelle dans tous ses états (mai 2011)

coccinelle jaune

Le temps n'est pas si lointain où une jardinière débutante m'avouait "retirer" consciencieusement les vers de terre lorsqu'elle les croisait en jardinant. Combien de jardiniers "chevronnés" s'effraient encore d'un insecte inconnu qui va compromettre, qui sa récolte, qui son bonsaï....alors qu'il ne s'agit peut-être que d'une inofensive larve de coccinelle en train de muer. Esprit Bio vous invite ce mois-ci à découvrir les différents stades de développement de la coccinelle afin de ne plus jamais vous tromper (Les photos ont été prises dans le jardin).

oeufs de coccinelle

Tout commence par la ponte d'œufs allongés de 1 à 2 mm, qui peuvent être jaunes ou orangés, fixés sous une feuille ou comme ici directement sur une figue.







éclosion d'oeufs de coccinelle

L'éclosion se produit environ une semaine après. On remarque que les œufs sont blancs à l'éclosion alors que les larves qui en sortent sont uniformément noires.




larve de coccinelle

La larve va grossir et subir en trois semaines, trois à quatre mues. Son dos jusqu'alors noir, va se ponctuer de points jaunes ou orangés. C'est le moment où la coccinelle est la plus vorace. Elle mange entre 50 à 100 pucerons par jour.




nymphose de coccinelle

Pour sa dernière mue, elle accroche son appareil buccal à une feuille parfois à un mur et se nymphose pour devenir la coccinelle adulte que nous connaissons tous.




coccinelle à 12 points

Il y a de nombreuses sortes de coccinelles : des jaunes à points noirs, des noirs à point blancs, des rouges à points noirs. Elles vivent de 30 à 90 jours. Il y a donc plusieurs générations durant la belle saison. La dernière génération peut hiverner pour reprendre ses activités au printemps.

J'espère que ces quelques photos permettront à tout un chacun de mieux préserver les coccinelles si utiles à nos jardins. Et devant un insecte inconnu, suivons le conseil du mathématicien Pythagore : Dans le doute, abstiens-toi (de tout geste exterminateur !).

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Pucerons et limaces : s'en débarrasser sans produits chimiques (avril 2011)

Tout ce qui se vend en jardinerie est loin d'être inoffensif pour votre santé. Avant d'attaquer votre jardin avec des produits agressifs dont les effets nocifs persisteront des années, je vous propose quelques remèdes simples à mettre en œuvre pour lutter contre les pucerons et les limaces, deux fléaux de début de saison. Les conséquences d'une « attaque » de pucerons ou de limaces sont bien plus terribles sur une plante un peu faible que sur une plante en pleine santé. Comment faire pour obtenir des plantes vigoureuses ? D'abord, il faut choyer sa terre. Pour cela, deux gestes simples.

1°Le compost

Composteur bois

La terre n'est pas seulement un support minéral inerte. Une bonne terre contient une part de matière organique décomposée, que l'on apporte en incorporant du compost. C'est le mélange intime de la terre minérale avec de la matière organique, qui constitue le « complexe argilo-humique », une éponge naturelle, qui retient au niveau des racines puis restitue à la plante, les minéraux dissous par l'eau d'arrosage (Plus sur le compost)

2°L'air

fourche à bêcher

Le second geste pour choyer sa terre est de lui apporter de l'air. En effet, sans les micro-organismes du sol, les plantes perdent 30% de leur potentiel de croissance. On s'est aperçu avec le recul, que les engrais chimiques et les produits phytosanitaires de synthèse perturbent le bon développement de ces micro-organismes. Or ces micro-organismes, bien qu'encore largement méconnus, ont besoin d'air pour bien se développer. Bêcher à l'automne et biner régulièrement autour des plantes, permet d'incorporer l'air à la terre.

Ensuite, il faut attirer le plus d'insectes possibles chez soi.

Cela peut paraître paradoxal, mais pour se débarrasser des insectes, rien de mieux que...les insectes. En effet, beaucoup d'insectes sont entomophages, c'est-à-dire qu'ils se régalent d'autres insectes ou bien qu'ils les parasitent. Savez-vous reconnaître la larve d'une coccinelle (un insecte allongé noir à points orangés), une larve de syrphe (un vers blanchâtre ou verdâtre un peu luisant avec une bande sombre longitudinale, alors que l'adulte ressemble à une guêpe) ou celle d'un chrysope. Ce sont pourtant vos meilleurs amis, trois gros mangeurs de pucerons. Pour les garder au jardin, on prévoit pour l'hiver, des abris de tiges creuses à fabriquer soi-même, que l'on suspend dans un endroit discret du jardin. Pour les attirer, on prévoit une succession de fleurs qui depuis le début du printemps jusqu'à la fin de l'automne produiront nectar et pollen nourriciers.

Enfin, pour éloigner les pucerons des plantes les plus fragiles ou retarder leur installation, on pulvérise le feuillage avec un purin, une préparation faite à base de plantes comme la fougère ou l'ail. On peut préparer ses purins soi-même ou les acheter tout prêts dans une jardinerie qui vend des produits compatibles avec l'agriculture biologique. Les limaces sont facilement piégées par des coupelles remplies de bière bon marché ou de granulés à base de ferramol, une molécule non-toxique pour l'environnement, contrairement au métaldéhyde des granulés classiques. Il existe d'autres moyens plus couteux mais plus « élégants » pour se débarrasser des limaces, comme les barrières à base de cuivre ou l'arrosage avec des nématodes parasites.

Une meilleure connaissance des mécanismes physico-chimiques du sol, des insectes, de la biodiversité, des propriétés des plantes vous permettront d'obtenir des plantes vigoureuses et un jardin sain. Pourquoi vous en priver ?

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Le nucléaire et la zen attitude (mars 2011)

English version available here.

Toute source d'énergie a ses avantages et ses inconvénients : risques lors de l'extraction, dégagement de CO², déchets radioactifs, batteries polluantes etc...Pour le nucléaire, il semble qu'en dessous de 150 mSV, il n'y ai pas de risque majeur pour la santé (Plus sur les unités de mesure, et sur l'évaluation du risque biologique). Combien d'accidents nucléaires, combien d'années de dilution de la radioactivité dans l'eau et dans l'air, pour que ce taux dangereux contamine la Terre entière ? (Les mesures de la CRIIRAD). Si on peux encore accepter de sacrifier des territoires entiers à la pollution nucléaire, comme on a accepté par le passé les marées noires, les mines à ciel ouvert, les derricks ou les moulins à vent, il y a une notion de réversibilité qu'il faut évaluer. 4 accidents nucléaires de niveau 5 et plus, en 50 ans d'exploitation de l'énergie nucléaire, c'est combien d'années, de siècles, de millénaires, avant que le taux de radioactivité sur Terre ne soit plus compatible avec la vie ? Restons zen : C'est l'unité de temps de la réponse à cette question, qui doit nous aider à prendre la bonne décision pour notre descendance. Mais si on doit un jour sortir du nucléaire, esprit serein dans un corps sain, c'est bien tous ensemble.

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Taille des rosiers et temple shinto (février 2011)

Logo de Kelrose

L'erreur la plus commune lorsqu'on en vient à tailler un rosier, qu'il soit grimpant ou buisson, c'est de "privilégier" les branches les plus solides, les plus anciennes et de tailler les branches nouvelles "pour leur donner une forme". Or c'est l'inverse qu'il faut faire (conseils Kelrose/ Plus sur Kelrose). On supprime les vieilles branches à la base, on ne touche pas au bout des branches nouvelles sous peine en supprimant le tire-sève, de freiner la croissance du rosier. D'une année sur l'autre, le rosier produit de nouvelles tiges aussi grandes que les anciennes supprimées. Ainsi, comme le temple shinto Ise, vieux de mille ans, mais pimpant car reconstruit à neuf tous les 20 ans, on garde sur un vieux rosier ses tiges juvéniles au départ de son "socle" ancien.

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