Retrouvez Esprit Bio par thème, par date, par mot clé

Esprit Bio

Chaque mois, retrouvez ici mon blog Esprit Bio : Des sujets sur le jardinage bio, la nature mais aussi sur la consommation responsable. Toutes vos réactions, remarques, suggestions sont les bienvenues.

J'aime l'araignée et j'aime l'ortie (décembre 2010)

 

Victor Hugo était un grand poête de la nature bien avant que certains mots technocratiques n'aient besoin d'être inventés pour la protéger : "écologie", "biodiversité", "développement durable". Laissons-lui le dernier mot de l'année 2010 :

J'aime l'araignée et j'aime l'ortie

J'aime l'araignée et j'aime l'ortie,
Parce qu'on les hait ;
Et que rien n'exauce et que tout châtie
Leur morne souhait ;

Parce qu'elles sont maudites, chétives,
Noirs êtres rampants ;
Parce qu'elles sont les tristes captives
De leur guet-apens ;

Parce qu'elles sont prises dans leur oeuvre ;
Ô sort ! fatals noeuds !
Parce que l'ortie est une couleuvre,
L'araignée un gueux;

Parce qu'elles ont l'ombre des abîmes,
Parce qu'on les fuit,
Parce qu'elles sont toutes deux victimes
De la sombre nuit...

Passants, faites grâce à la plante obscure,
Au pauvre animal.
Plaignez la laideur, plaignez la piqûre,
Oh ! plaignez le mal !

Il n'est rien qui n'ait sa mélancolie ;
Tout veut un baiser.
Dans leur fauve horreur, pour peu qu'on oublie
De les écraser,

Pour peu qu'on leur jette un oeil moins superbe,
Tout bas, loin du jour,
La vilaine bête et la mauvaise herbe
Murmurent : Amour !

Autres poêmes de Victor Hogo en rapport avec le jardinage et la nature : Chanson des oiseaux, La coccinelle Le hibou, Saison des semailles, Dans le jardin, Après l'hiver.

Retour vers le haut de page

Les bulbes, un espoir de printemps (novembre 2010)

Les belles journées chaudes de cet automne nous enveloppent de leurs couleurs cuivrées. Au jaune des feuilles d'érables, au rouge de celles du liquidembar (appelé aussi copalme d'Amérique) répondront au printemps, les narcisses et les tulipes. C'est maintenant et jusqu'à Noël, qu'on plantera bulbes, oignons et tubercules. Je préfère les fleurs hatives, de celles qui n'hésitent pas à fleurir dès janvier pour les crocus, ou dès mars pour les tulipes. On mise sur la générosité, on les dispose au minimum par trois, mais plus souvent par 15 pour un effet de masse (parc de Keukenhof). On ouvre à la grelinette un trou de trois fois la hauteur d'un bulbe et on dispose pèle-mêle tulipes, narcisses, jacinthes, muscaris, mais aussi eremurus, camassias, alliums et fritillaires comme des gouttes d'espoir de printemps.

--> Quelques adresses de vente de bulbes par correspondance

Retour vers le haut de page

Jardinier de nature : les phytolaques (octobre 2010)

Les espèces animales et végétales actuellement sur Terre représentent 0,1% de toutes les espèces qui ont existé depuis les origines. Elles se sont battues contre, ou parfois avec, certaines autres pour occuper une niche dans l'éco-système. Mais voilà, certaines s'échappent de milieu et deviennent invasives. L'Homme est souvent le vecteur principal de ces disséminations accidentelles, qui peuvent mettre en péril des centaines d'autres espèces. Pour réparer, il faut des jardiniers de nature, qui font la chasse aux plantes invasives. Ainsi M. Sceaux (tel : 01 42 83 68 07), ancien jardinier-paysagiste à Saint-Maur, cherche à mobiliser des volontaires pour l'éradication d'une très jolie plante, le Phytolaque, en forêt de Fontainebleau, qui malheureusement étouffe les jeunes chênes.

--> En savoir plus sur ces arrachages

--> Contact email M. Pain : t.pain@orange.fr

--> Contact Facebook : "Bleausards vs phytolaques"

Retour vers le haut de page

Découvertes botaniques (septembre 2010)

A peine, découvre-t-on la botanique de terrain grâce à La Barule (Cf. Esprit Bio juillet/août 2010), qu'on me signale un colloque "Aspects méconnus de la diversité botanique & microbienne", organisé par La société Botanique de France le samedi 6 novembre 2010 au Grand Amphithéâtre de la Faculté de Médecine, 12 rue de l'Ecole de Médecine (75006 Paris). Attention la réservation est obligatoire. Si l'idée d'un colloque effraie, on peut se rendre gratuitement dans le hall de la mairie de Saint-Maur-des-Fossés, "baruler" dans les allées de l'exposition "Biodiversité : Agissons ensemble" du 29 septembre au 25 octobre 2010. Experts ou béotiens, il reste des découvertes en botanique à faire à tous niveaux.

Retour vers le haut de page

Barulons tout l'été (juillet/août 2010)

L'été est une bonne période pour découvrir la richesse botanique d'une région. J'ai profité de cet été et d'un inespéré désistement de dernière minute pour me joindre à un groupe de curieux de nature. L'assocation "La Barule", qui signifie "flaner, se promener" dans le patois du Queyras, organise des stages de botanique dans les Alpes mais aussi dans les Pyrénnées et en Corse, avec un guide très pointu et passionné par son métier. Son site internet sur la flore alpine est remarquable ainsi que ses publications. Rien de tel pour découvrir des plantes que de les voir "en vrai" dans "leur jus" : l'exposition, la pente, la nature du terrain. On comprend mieux pourquoi certaines plantes alpines réussient à s'adapter aux conditions d'un jardin de plaine et pas d'autres. Il faut pouvoir leur recréer des conditions proches du "comme à la maison" pour qu'elles acceptent de fleurir chez soi.

Retour vers le haut de page

La biodiversité, notre vraie nature (juin 2010)

Coquelicot

Personne n'échappe à l'année internationale de la biodiversité décrétée par l'ONU pour 2010. Chaque institution (ministère de l'écologie, Musée national d'histoire naturelle, notre mairie) décline le thème à sa façon.

Saint-Maur-des-Fossés a la chance d'avoir un passé glorieux de biodiversité : longue tradition agricole surtout autour de l'Abbaye ou de l'ancienne ferme de Champignol, terrain de chasse (clairière, sous-bois) des Ducs de Condé jusqu'à la Révolution Française, berges de la Marne longtemps non-aménagées, ilots préservés de la fréquentation humaine qui ont pu conserver une végétation originelle. Le lotissement de la ville ne date que de 1831. Plusieurs quartiers de la ville ont gardé des traces de leur passé singulier : La Varenne (on y chassait le lapin de garenne), Le Parc (du nom du parc attenant au château des Condé), les muriers (plantation de muriers pour la culture du vers à soie au XIXème siècle).

Le retour du coquelicot, qui devenait rare à cause de l'emploi massif d'herbicides est emblèmatique des paysages d'autrefois de nos campagnes françaises. Le coquelicot, comme les autres plantes messicoles (en lien avec les moissons) se resème spontanément sur les terres moissonnées l'été et labourées l'automne. Il évoque parfaitement les champs de Champignol. Mais a-t-il sa place en bord de Marne ? La biodiversité singulière de notre ville, ne nous impose-t-elle pas de respecter sa "vraie" nature ?

Retour vers le haut de page

Conseil de jardinage (mai 2010)

Paillage d'hiverPaillis d'hiver
Paillage d'étéPaillis d'été
fourche à bêcherGrelinette

Au jardin

Fin avril, début mai, on enlève le paillis d'hiver, une protection faite de végétaux en petits morceaux, s'il n'a pas été entièrement dévoré par les vers de terre durant l'hiver. Puis, on aère la terre sans la retourner grâce à la grelinette (une fourche à bêcher à deux manches). Cela permet de faire ressortir par exemple les œufs d'escargots qui régaleront les oiseaux. C'est l'occasion de décompacter les terres argileuses, d'introduire du compost pour donner du corps aux terres plus légères et d'apporter des engrais naturels pour toutes les plantations à venir. Après les plantations et avant les premières chaleurs, on mettra en place le paillis d'été pour éviter l'évaporation, économiser l'eau et la corvée de désherbage....

Pour les balcons :

Certaines plantes en jardinière semblent dépérir malgré l'arrivée du printemps. En les déracinant, vous apercevrez peut-être des vers blancs. Ce sont des vers de hanneton de un, deux ou trois ans, se nourrissant des racines de vos plantes. Aucun traitement ancienne ou nouvelle génération n'en vient à bout. Dans ce cas, il faut les éliminer un à un ou bien stériliser la terre du pot en la mettant 15 minutes au four à micro-ondes.
  • Pour les terrasses et les jardins

    Dès le 15 mai, les saints de glace seront passés. On peut alors sortir sur le balcon ou la terrasse la plupart des plantes d'appartements et planter au jardin toutes les plantes qui auraient pu craindre les gelées tardives comme les pieds de tomates ou les dahlias, deux plantes originaires du Mexique, que l'on aura démarrées fin avril à l'intérieur. Pour les plantes d'appartement, il faudra parfois une période d'adaptation, en les plaçant dehors, à l'ombre quelques jours, avant le les risquer au plein soleil.

Retour vers le haut de page

Plantes mellifères (avril 2010)

Qui sait qu'il y a plus de 25 apiculteurs amateurs dans notre ville et plus de 200 ruches dans les jardins saint-mauriens ? Et pourtant, aujourd'hui, les abeilles ont plus que jamais besoin de notre bienveillance. Depuis quelques années, des apiculteurs, tels des sentinelles de la nature, s'alarment des dangers que de nouvelles molécules insecticides font peser sur les ruches. Procès et contre-expertises sont en cours. C'est affaire de spécialistes. Mais chacun peut venir en aide aux abeilles grâce à quelques plantes mellifères. L'état veut fleurir les routes nationnales? Voici pour les particuliers, quelques idées de plantes "amies des abeilles" pour cet été :

  • Pour un décor champêtre : Nepeta et oeillets, achillée, pissenlit, soucis, moutarde, trèfles, phacelie et bourrache.
  • Pour un décor odorant : : coriandre, lavande, marjolaine, mélisse officinale, origan, romarin, sarriette, sauge des près, thym.
  • Si on a de la place, un tournesol, une angélique, un cardon seront les bienvenus.
  • N'oublions pas les arbres, tels que les accacias ou faux robiniers, les arbres fruitiers, le tilleul, l'arbre de Judée. Enfin parmi les plantes grimpantes, lierre, glycine, oranger du mexique et chevrefeuille fermeront la marche de ces quelques suggestions. Et bien sur, plus de bombe insecticide...
Retour vers le haut de page

Quelques arbres d'Australie (février 2010)

acacia doré (acacia pycnantha)
Eucalyptus gunii
Pin Wollomi nobilis

 

L'Australie est le dernier continent a avoir été « découvert » en 1605. De part son isolement géographique, sa flore est fortement endémique (On ne la retrouve pas ailleurs dans le monde). Voici quelques arbres australiens qui illustrent ce propos et que l'on peut cultiver en France.

Le mimosa est planté depuis 1850 au sud de la France au point d'avoir modifier le nom de Bormes pour Bormes-les-Mimosas en 1968. Sait-on que l'Australie a de si nombreuses espèces d'acacias que l'acacia doré, Acacia pycnantha, fait partie de son emblème national ?

Le gommier cidre (Eucalyptus gunii), avec son feuillage bleu-gris et ses petites feuilles rondes, a les faveurs du public car même au nord de la France, il a une bonne rusticité. Comme beaucoup d'eucalyptus, laissé à lui -même, il prendra une forme dégingandée, alors qu'une taille régulière lui assurera un port plus compact.

Mais l'arbre vedette est le pin Wollemi nobilis. C'est un arbre qui a prospéré à l'ère jurassique et qui n'était plus connu qu'a l'état de fossile, jusqu'à sa re-découverte fortuite en 1994 par David Noble. Ce conifère, de la même famille que le "désespoir du singe" (Araucaria araucana) peut atteindre 40 m de haut. Si cette histoire vous touche, vous pouvez participer au programme de multiplication et de sauvegarde de cet arbre en en plantant un chez vous. La rareté a un prix : 85 € pour un pied de deux ans.

Retour vers le haut de page

tortues et bains de mer (janvier 2010)

méduse Echizen géante
Attention méduses !
Ecotrix, tri sélectif à Saint-Maur

 

Le littoral australien, est envahie de méduses urticantes, Autour de Darwin, au nord de l'Australie, les petites "guêpes de mer" sont des méduses carrément mortelles qui empêchent toute baignade. La où les méduses ne sont que très urticantes, les australiens doivent porter une combinaison intégrale anti-méduses pour pouvoir se baigner.

Nous faudra-il bientôt aussi prendre ces précautions en mer Méditerranée où les invasions de méduses sont de plus en plus fréquentes ces dernières années. D'où vient se phénomène assez récent?

Une fois encore, le changement climatique est impliqué. Mais pas seulement. En cause, un geste simple, mécanique, répliqué des milliards de fois, tous les jours, à toute les caisses, de tous les magasins du monde, par tout un chacun : s'emparer d'un sac plastique, malheureusement souvent gratuit pour y mettre ses achats. Après usage, 1/10 de ces sacs s'échappe emporté par le vent, et défigure le paysage. Puis, une fois en mer, ces sacs lacérés durant leur voyage sont confondus par les tortues de mer avec des méduses. Elles meurent d'occlusion intestinale. Ainsi la population de tortues de mer s'effondre depuis quelques années. Plus de sacs plastiques, moins de tortues. Moins de tortues, plus de vraies méduses. Et plus de méduses, moins de baignades possibles. Alors retenez votre geste habituel après un achat. En ne prenant pas de sacs plastiques, vous limitez cette pollution et sauver les tortues de mer. Et si chacun s'y met, un jour, nos enfants pourront se rebaigner tranquillement en mer sans craindre les méduses.

Retour vers le haut de page

Footer

Graine de Jardinier © 2012. 1 avenue des iris 94100 Saint-Maur-des-fossés France. Courriel : info@grainedejardinier.net Tel : 06 16 81 75 57